mercredi 24 avril 2024

1945, Saint-Ignace-de-Loyola

C'est avec un V sur une oreille que, quelques mois après la fin de la Grande guerre, naissait mon père, Joseph Jean-Jules Roger Valois. Nous sommes à Saint-Ignace-de-Loyola, le 18 novembre 1945.

 Je suis né dans une petite paroisse qui s’appelle Saint Ignace de Loyola une paroisse ou la performance est obligatoire un petit village à ça comme particularité il faut que soit bon si tu n’es pas bon tu n’as rien si tu n’es pas bon à la bal si tu n’es pas bon dans quelque chose, tu n’existes pas dans la paroisse et quand tu es bon dans quelque chose tu peux faire n’importe quelle bêtise elle sera rapidement pardonnée car tu es bon tu as un talent rapidement on cherche à trouver son talent celui qui fera que les autres sauront qu’on est bon. j’ai commencé à jouer la balle mole, personne ne m’avait expliqué les règlements, tu commences tu joues, tu imites les autres et rapidement tu comprends les règlements on jouait tous les mains nus car nous n’avions pas de gants d’ce temps-là j’ai donc commencé à jouer et rapidement je voulais être bon. je n’ai jamais été très bon mais je sais que je voulais être bon que je devais être bon donc je me forçais pour toujours être bon car c’était comme ça que les gens pensaient dans la paroisse donc quand tu commences à faire quelque chose tu te forces à rapidement être bon dans ce que tu fais tu te défonces tu te démène mais tu ne veux pas être moyen. quand tu habites un petit village et que tout le monde se connaît tu veux rapidement que les gens sachent dans quoi tu excelle tout le monde se connaît dans le village, tout le monde se connaît par son rang le chemin dans lequel tu habites fait aussi partie de comment les gens te reconnaissent juste dans la dans le petit village de Saint Ignace de Loyola, nous avions trois commissions scolaire à l’époque, nous étions 800 habitants et nous avions trois commissions scolaires. chacune des commissions scolaires avait son école de rang et dans son école, il y avait tous les élèves de première deuxième troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième année. les enfants du village ne se connaissaient pas tous car on vivait chacun dans nos rangs autour de nos écoles on finissait par connaître les jeunes du village quand on allait à l’école secondaire à Berthier on se reconnaissait à l’école secondaire car on s’était vu à la messe quand quand on était petit mais on ne se parlait pas quand on allait à l’église il n’y a que les parents les vieux qui se parlaient ensemble, nous on attendait que nos parents finissent de parler pour s’en retourner dans notre rang.


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